Aller au contenu

Finance

Contrôler le cash encaissé par vos vendeurs

Ce que chaque vendeur a encaissé, versé et doit encore remettre : les trois chiffres à suivre, comment traiter un écart, et la règle à poser sans vexer.

Publié le 5 min de lecture
Mains d'un vendeur glissant des billets pliés dans une pochette en toile sur le bureau d'un dépôt marocain en fin de journée, un téléphone posé à côté.

Le soir, un vendeur rentre de tournée avec une liasse de billets. Il annonce un chiffre, vous comptez, ça tombe à peu près juste. Le lendemain, pareil. Au bout d'un mois, personne ne peut dire si « à peu près » veut dire 200 dirhams de moins, ou 2 000.

Pourquoi le cash des vendeurs échappe au patron

Ce n'est presque jamais une question d'honnêteté. C'est une question de trace. L'argent passe par trois mains — le client, le vendeur, vous — et à chaque passage il n'y a qu'une parole. Un versement fait en retard, un billet rendu en monnaie, une dépense de carburant payée avec la recette : rien de grave, mais rien d'écrit.

Résultat : un écart découvert en fin de mois ne s'explique plus. Personne ne se souvient, et la discussion tourne au procès d'intention.

Une main qui dépose une liasse de billets dans une petite caisse métallique contenant des pièces, sur un comptoir en bois, à côté d'une feuille de papier.
L'argent change de main plusieurs fois par jour ; sans trace écrite, personne ne peut dire ensuite combien il en manque.

Encaissé, versé, reste à remettre : trois chiffres par vendeur

Pour chaque personne qui encaisse, il n'y a que trois chiffres à tenir. Exemple, avec des montants ronds pour illustrer : sur la semaine, Youssef a encaissé 6 000 DH en espèces. Il a versé 4 500 DH que vous avez comptés, et il vient de déclarer un versement de 1 000 DH que vous n'avez pas encore vu. Il lui reste 500 DH à remettre.

Ces trois chiffres supposent un compte par vendeur. Deux vendeurs sur le même téléphone, c'est un seul solde pour deux personnes — donc personne de responsable.

C'est ce que tient Gestio : chaque employé a son compte, et pour chacun on lit ce qu'il a encaissé en espèces, ce qui est confirmé, ce qui est en attente et ce qu'il lui reste à remettre. Seules les ventes payées en espèces comptent ici ; un chèque ou un virement ne passe pas par la poche du vendeur.

Le versement : le vendeur déclare, le patron confirme

Un versement, c'est le moment où l'argent change de mains. Pour qu'il laisse une trace, il faut deux gestes, pas un. Dans Gestio, le vendeur choisit les factures dont il remet l'espèce, le montant se calcule tout seul, et le patron est prévenu. Le patron (ou un administrateur) compte, puis confirme ou refuse.

  • Confirmé. Le montant compté est celui déclaré : le solde du vendeur baisse d'autant.
  • Confirmé avec écart. Vous saisissez ce que vous avez réellement compté ; la différence reste inscrite sur le versement.
  • Refusé. L'argent n'est pas arrivé, ou pas comme annoncé. Le motif est obligatoire, le vendeur le reçoit, et le montant reste sur son solde.

Quand valider ? Le jour même, conseil de terrain. Un versement qui attend trois jours d'être compté redevient une parole contre une autre.

Écarts de caisse : les enregistrer plutôt que les effacer

Au comptoir, c'est la même logique avec la caisse. On l'ouvre le matin avec un fond de caisse, on note les entrées et les sorties (la course payée en liquide, l'avance au livreur), et on la compte le soir. Gestio calcule ce qui devrait s'y trouver — ce n'est pas la personne qui ferme qui tape le chiffre attendu — et enregistre l'écart avec son motif.

Devant 30 dirhams de différence, la tentation est de « corriger » pour que ça tombe juste. Mauvaise habitude : un écart effacé ne se voit plus, et dix écarts effacés ne forment jamais une tendance.

Un écart noté se comprend. Un écart effacé se répète.

Ce que change un journal d'activité

Le solde dit combien. Le journal dit qui et quand. Dans Gestio, chaque action — vente créée, produit modifié, paiement enregistré, versement déclaré, confirmé ou refusé, caisse ouverte ou clôturée — est gardée avec son auteur et sa date, et c'est le responsable qui le consulte.

Le jour où un solde ne s'explique pas, on remonte la journée ligne par ligne au lieu de chercher de mémoire. C'est ce qui permet de lever un doute sans accuser personne.

Le point du samedi, et les erreurs qui le faussent

Une fois par semaine, prenez dix minutes pour lire les soldes de toute l'équipe. Ce qu'on cherche n'est pas un chiffre isolé, c'est une habitude : le vendeur dont le reste à remettre ne redescend jamais à zéro, ou celui dont les versements sont souvent confirmés avec écart.

  • Payer des dépenses avec la recette. Le carburant réglé avec l'argent des clients mélange deux comptes. Mieux vaut une avance séparée, notée comme telle.
  • Compter sans noter. Un versement recompté mais pas confirmé reste « en attente » pour tout le monde.
  • Chercher les chèques dans le solde. Il ne suit que l'espèce. Les chèques et les échéances se suivent côté créances clients.

Mettre la règle en place sans braquer l'équipe

Annoncée comme une mesure de contrôle, la règle sonne comme un soupçon. Présentez-la pour ce qu'elle est aussi : une protection pour le vendeur. Avec un solde écrit, un vendeur honnête n'a plus jamais à se justifier de mémoire — le chiffre parle pour lui.

Commencez simple : un compte par personne, un versement par jour, la même règle pour tous — le plus ancien compris. Pour organiser une équipe sur la route, voir la page distributeurs.

Sept jours pour voir vos vrais chiffres

Sans carte bancaire. Ou appelez le ⁦+212 771 311 832⁩