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Finance

Créances clients : savoir qui vous doit quoi

Beaucoup de commerçants connaissent le total qu'on leur doit, pas le détail par client ni depuis quand. Voici comment reprendre la main, même sans logiciel.

Publié le 3 min de lecture
Carnet de crédit en papier ouvert sur le comptoir en bois d'une petite épicerie, un téléphone posé à côté.

Posez la question à n'importe quel commerçant : « combien on vous doit ? ». Il vous donnera un chiffre. Posez la deuxième : « qui, et depuis quand ? ». Là, le carnet sort, et la réponse prend dix minutes.

Ce n'est pas un problème de mémoire. C'est un problème de format : un carnet enregistre les ventes dans l'ordre où elles arrivent, alors que la créance, elle, se lit par client. Les deux ne se rangent pas de la même façon.

Ce qu'une créance oubliée coûte vraiment

Une créance n'est pas de l'argent perdu — c'est de l'argent qui est à vous mais qui n'est pas dans la caisse. La différence se voit le jour où le fournisseur passe et où vous reportez une commande que vous auriez pu payer.

Et plus une créance vieillit, plus elle est difficile à recouvrer : au bout de trois mois, le client lui-même ne se souvient plus du détail, et la conversation devient une négociation au lieu d'un rappel.

Trois règles qui suffisent

  1. Noter au moment de la vente, jamais le soir. Le soir, il manque toujours deux ou trois lignes, et ce sont précisément celles qu'on n'a pas encaissées.
  2. Une ligne par client, pas une ligne par jour. C'est le seul classement qui répond à la question qu'on se pose vraiment.
  3. Une échéance sur chaque vente à crédit. « Il paiera » n'est pas une date. « Vendredi prochain » en est une, et elle rend le rappel naturel.
Vue de dessus de deux mains sur un comptoir : l'une tient un stylo au-dessus d'un carnet ligné, l'autre un téléphone.
Le carnet enregistre les ventes dans l'ordre où elles arrivent ; la créance, elle, se lit par client. C'est tout le problème.

Relancer sans se fâcher

Un rappel qui marche est un rappel qui ne demande pas au client de faire un effort de mémoire. Donnez-lui les faits, pas un reproche :

  • le numéro et la date de la pièce ;
  • ce qui a été livré ;
  • ce qui a déjà été payé, s'il y a eu un acompte ;
  • ce qui reste, et pour quand.

Envoyé sur WhatsApp, ce message-là se règle souvent le jour même. Le même montant réclamé sans détail devient une discussion.

Un client ne paie pas plus vite parce qu'on insiste. Il paie plus vite parce qu'il n'a rien à vérifier.

Quand le carnet ne suffit plus

Tant que vous avez vingt clients à crédit, un carnet bien tenu fait le travail. Au-delà, le classement par client demande de recopier, et c'est la recopie qui finit par sauter.

C'est exactement ce que Gestio automatise : chaque vente à crédit alimente le solde du client, l'écran des créances les classe du plus gros au plus petit, et le relevé de compte s'envoie en un geste. Rien que vous ne puissiez faire à la main — simplement, plus rien à recopier.

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